Raz-de-marée meurtrier en Asie du Sud vue de la Suisse

 

Le 26 décembre 2004, un violent séisme sous-marin au large de l'île de Sumatra déclenche un tsunami

 Qui, en déferlant sur les côtes de l'océan Indien, tuera plus de 150 000 personnes.

Cette catastrophe a aussi fait des dizaines de milliers de disparus et plus de cinq millions de déplacés. Le tiers des victimes étaient des enfants.

Vidéo

La Chaîne du Bonheur a récolté 114 millions de francs pour les victimes du tsunami - 6 janvier, le 19.30 (02:12 min.)

L'ONU dirigera la coordination des secours dans les pays touchés par le raz-de-marée - 6 janvier, le 19.30 (01:41 min.)

Le travail des délégués du CICR en Indonésie est titanesque - 6 janvier, le 19.30 (03:02 min.)

 

Séisme en Asie du Sud (galerie de photos Swissinfo)
Dossier d’information consacré au raz-de-marée par la Direction du développement et de la coopération
Le site de la Chaîne du Bonheur
Séisme en Asie du Sud (galerie de photos Swissinfo)
Dossier d’information consacré au raz-de-marée par la Direction du développement et de la coopération
Le site de la Chaîne du Bonheur
Le site du CICR pour obtenir de nouvelles de proches disparus
Site officiel de recherche des victimes pour la Thaïlande (en thai et en anglais)
Les dernières informations sur le site du DFAE
 
Sur ce sujet: :

Le ministère des affaires étrangères parle désormais de 400 Suisses disparus dans les raz de marée en Asie, contre 500 auparavant.

Sur place, l’acheminement de l’aide d’urgence reste difficile en Indonésie. En revanche, la situation humanitaire se stabilise au Sri Lanka, en Inde et en Thaïlande.

 
   
Sur ce sujet:
 

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) annonce jeudi que le nombre de victimes suisses est passé de 500 à 400. Le chef de la cellule de crise Peter Sutter explique ce fort recul par différentes raisons.

La principale provient de déclarations de disparition erronées. Les recherches ont, par exemple, montré qu'une famille qui avait été annoncée comme étant partie en vacances en Thaïlande se trouvait en fait en Tunisie.

De plus, certaines personnes annoncées disparues ont entre-temps donné signe de vie. Le DFAE s'attend ces prochains jours à d'autres annonces du genre. Mais il faut aussi compter avec de nouvelles disparitions.

 

Familles contactées 

 

L'identification des corps, la prise en charge et le soutien des proches des victimes constituent désormais les principales tâches que l'état-major de crise du DFAE doit coordonner. Il va rester actif encore plusieurs semaines, voire des mois, a précisé Peter Sutter.

Les familles d'une centaine de victimes, considérées comme mortes à la suite de témoignages sur place, ont déjà été prévenues. Une deuxième liste concernant les quelque 300 autres Suisses annoncés disparus est en préparation.

Leurs familles seront contactées via les polices cantonales dans les jours qui viennent. Des données ADN leur seront également demandées afin de pouvoir identifier les victimes.

Ce travail d'identification se révèle plus pénible que prévu pour les équipes qui travaillent sur place, souligne Arnold Bolliger, vice-directeur de l'Office fédéral de la police (fedpol). Il est prévu de relever les équipes en place et d’instaurer des tournus.

 

Versement des rentes 

 

Par ailleurs, l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS) a pris les mesures nécessaires pour que les survivants des victimes obtiennent sans retard la rente AVS de veuve, de veuf ou d'orphelin à laquelle ils ont droit.

Les demandes peuvent être déposées immédiatement et les rentes seront versées dès janvier. Vu la gravité de la catastrophe, l'OFAS a renoncé à appliquer la procédure habituelle, selon laquelle les personnes concernées devraient attendre au moins un an avant d'obtenir une rente de survivant.

 

Difficultés en Indonésie 

 

Au plan humanitaire, l’acheminement du matériel d’assistance et des vivres se poursuit. Jeudi, le chef de l’aide humanitaire de la Direction du développement et de la coopération (DDC) helvétique est arrivé en Indonésie.

«Tout le territoire ou presque a été touché par le tsunami, explique Toni Frisch à swissinfo. Les routes et les ponts sont détruits, ce qui rend l’acheminement de l’aide d’urgence particulièrement difficile.»

Pour Banda Aceh, le transport des médicaments, des tentes, des récipients pour l’eau, des génératrices de courant électrique se fait par avion. En revanche, l’approvisionnement de la population de la côte Ouest n’est possible que par hélicoptère.

En Inde, au Sri Lanka et en Thaïlande, la situation humanitaire s’est stabilisée. Des milliers de sans-abri ont pu recevoir l’aide d’urgence nécessaire à leur survie. Et on parle déjà de la phase de reconstruction.

 

Collecte record 

 

Face à ce drame, la solidarité de la population s'est exprimée comme rarement. Jeudi, la Chaîne du bonheur a indiqué avoir déjà récolté plus de 114 millions de francs en faveur des victimes des raz de marée en Asie du Sud.

«C'est une énorme manifestation de solidarité. Jamais nous ne pensions aboutir à une telle somme, a déclaré Roland Jeanneret, chef de la communication de la Chaîne du Bonheur. Toute la nation s'est mobilisée.»

swissinfo et les agences

Faits marquants

Le séisme survenu le 26 décembre aux abords de l’île indonésienne de Sumatra a atteint une magnitude de 9 sur l’échelle de Richter.

Le bilan provisoire est de près de 150'000 morts et 2 millions de sinistrés.

Pour la Suisse, on parle toujours de 23 décès confirmés.

Le nombre de disparus a été revu à la baisse: 400 contre 500 auparavant.

En bref

- Pour la Suisse, l’action d’aide d’urgence en Asie représente le plus important engagement humanitaire depuis la crise des réfugiés au Kosovo.

- 80 experts suisses sont engagés dans les pays frappés par le tsunami.

- Sur les 27 millions de francs que la Confédération a mis à disposition pour l’aide d’urgence, 19 millions sont d’ores et déjà engagés.

- Le 11 janvier, la Suisse participera à la conférence internationale des pays donateurs organisée par l’ONU à Genève.
 
 
   
CONTEXTE ET ENJEUX
Pour Peter Fässler cette catastrophe n’est comparable à aucune autre«Une catastrophe quasi apocalyptique» 4 janvier 2005 15:31A Phuket, six jours durant, Peter Fässler a épaulé les victimes du tsunami. Une catastrophe sans précédent selon le psychologue suisse. (suite...)
Pour Olivier Lateltin, l'absence d'un système d'alerte sont en cause.Il aurait pu y avoir moins de morts 27.12.2004 14:22 - mise à jour: 04.01.2005 10:47Alors que le bilan du séisme de Sumatra ne cesse de s’alourdir, une question s’impose douloureusement: et si des milliers de vie avaient pu être sauvées? (suite...)
Le rivage dévasté de Pukhet.Témoignage: "Nous avons vécu l'enfer" 03.01.2005 20:43 - mise à jour: 21:59Voici le témoignage d'une famille suisse qui a échappé de peu à la mort à Phuket. (suite...)
Les experts suisses déployés au 1er janvier sont indiqués en rouge.Comment l'aide suisse s'organise sur place 03.01.2005 15:02 - mise à jour: 15:41Le gouvernement helvétique a consacré 27 millions de francs à l’aide d’urgence aux pays affectés par les raz-de-marée de la semaine dernière en Asie du Sud-Est. (suite...)
La "Grande Vague" du peintre japonais Hokusai. Symbole de toute la puisance des tsunamis.Le tsunami le plus meurtrier à notre connaissance 30.12.2004 16:07 - mise à jour: 17:18Les raz-de-marée qui ont fait plus de 120.000 morts en Asie dimanche, selon un bilan encore provisoire, sont les plus meurtriers depuis un siècle et probablement de toute l'histoire moderne. (suite...)
Les Tessinois Raffaela et Michele, rescapés de la Thaïlande, sont revenus en Suisse.Des rescapés suisses témoignent 30 décembre 2004 11:33Le tsunami qui a frappé l’Asie a marqué à jamais ceux qui en ont réchappé. Au fil des jours, les témoignages se multiplient. (suite...)
Spectacle de désolation à Patong Beach, sur l'île thaïlandaise de PhuketTremblement de terre dévastateur en Asie du Sud-Est 26.12.2004 10:14 - mise à jour: 10:47Un séisme sans précédent depuis quarante ans a frappé dimanche l'Asie du Sud-Est, déclenchant une série de tsunami qui ont semé la mort et la désolation de l'Indonésie à l'Inde en passant par la Thaïlande, les Maldives et le Sri Lanka. (suite...)
 

Le ministère des affaires étrangères parle désormais de 400 Suisses disparus dans les raz de marée en Asie, contre 500 auparavant.

Sur place, l’acheminement de l’aide d’urgence reste difficile en Indonésie. En revanche, la situation humanitaire se stabilise au Sri Lanka, en Inde et en Thaïlande.

 
   
Sur ce sujet:
 

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) annonce jeudi que le nombre de victimes suisses est passé de 500 à 400. Le chef de la cellule de crise Peter Sutter explique ce fort recul par différentes raisons.

La principale provient de déclarations de disparition erronées. Les recherches ont, par exemple, montré qu'une famille qui avait été annoncée comme étant partie en vacances en Thaïlande se trouvait en fait en Tunisie.

De plus, certaines personnes annoncées disparues ont entre-temps donné signe de vie. Le DFAE s'attend ces prochains jours à d'autres annonces du genre. Mais il faut aussi compter avec de nouvelles disparitions.

 

Familles contactées 

 

L'identification des corps, la prise en charge et le soutien des proches des victimes constituent désormais les principales tâches que l'état-major de crise du DFAE doit coordonner. Il va rester actif encore plusieurs semaines, voire des mois, a précisé Peter Sutter.

Les familles d'une centaine de victimes, considérées comme mortes à la suite de témoignages sur place, ont déjà été prévenues. Une deuxième liste concernant les quelque 300 autres Suisses annoncés disparus est en préparation.

Leurs familles seront contactées via les polices cantonales dans les jours qui viennent. Des données ADN leur seront également demandées afin de pouvoir identifier les victimes.

Ce travail d'identification se révèle plus pénible que prévu pour les équipes qui travaillent sur place, souligne Arnold Bolliger, vice-directeur de l'Office fédéral de la police (fedpol). Il est prévu de relever les équipes en place et d’instaurer des tournus.

 

Versement des rentes 

 

Par ailleurs, l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS) a pris les mesures nécessaires pour que les survivants des victimes obtiennent sans retard la rente AVS de veuve, de veuf ou d'orphelin à laquelle ils ont droit.

Les demandes peuvent être déposées immédiatement et les rentes seront versées dès janvier. Vu la gravité de la catastrophe, l'OFAS a renoncé à appliquer la procédure habituelle, selon laquelle les personnes concernées devraient attendre au moins un an avant d'obtenir une rente de survivant.

 

Difficultés en Indonésie 

 

Au plan humanitaire, l’acheminement du matériel d’assistance et des vivres se poursuit. Jeudi, le chef de l’aide humanitaire de la Direction du développement et de la coopération (DDC) helvétique est arrivé en Indonésie.

«Tout le territoire ou presque a été touché par le tsunami, explique Toni Frisch à swissinfo. Les routes et les ponts sont détruits, ce qui rend l’acheminement de l’aide d’urgence particulièrement difficile.»

Pour Banda Aceh, le transport des médicaments, des tentes, des récipients pour l’eau, des génératrices de courant électrique se fait par avion. En revanche, l’approvisionnement de la population de la côte Ouest n’est possible que par hélicoptère.

En Inde, au Sri Lanka et en Thaïlande, la situation humanitaire s’est stabilisée. Des milliers de sans-abri ont pu recevoir l’aide d’urgence nécessaire à leur survie. Et on parle déjà de la phase de reconstruction.

 

Collecte record 

 

Face à ce drame, la solidarité de la population s'est exprimée comme rarement. Jeudi, la Chaîne du bonheur a indiqué avoir déjà récolté plus de 114 millions de francs en faveur des victimes des raz de marée en Asie du Sud.

«C'est une énorme manifestation de solidarité. Jamais nous ne pensions aboutir à une telle somme, a déclaré Roland Jeanneret, chef de la communication de la Chaîne du Bonheur. Toute la nation s'est mobilisée.»

swissinfo et les agences

Quatre semaines après le tsunami qui a frappé l'Asie du Sud, le bilan des morts et des disparus continue d'augmenter.

Il s'établissait à 228 429 victimes en Indonésie et 5384 décès en Thaïlande.

Le dernier bilan du raz de marée du 26 décembre dans l'océan indien s'établit, au total, à plus de 290'000 morts.           

Au moins 166'320 personnes ont trouvé la mort dans le nord de l'île indonésienne de Sumatra le 26 décembre, selon un nouveau bilan du ministère de la Santé.

 

 

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